Personnes ayant lancé l'appel :

  • Antoinette SPAAK, ministre d'Etat, ancienne présidente du FDF
  • Serge MOUREAUX, président de la Maison de la Francité et ancien président du Parlement francophone bruxellois
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    Le manifeste part du constat que la Flandre entend mettre en cause le compromis fédéral belge, en se dirigeant soit vers le séparatisme, soit vers un confédéralisrne ouvert ou larvé, construit dans le souci exclusif de l’intérêt de la Flandre qui entend conserver les avantages de la situation actuelle tout en gommant les inconvénients de celle-ci.

    Les auteurs du manifeste soulignent que le nord du pays tire un énorme profit de l’Etat fédéral belge, qui assure sa visibilité économique et commerciale et compense ses graves déficits en matière d’emploi et de produit intérieur brut en utilisant les richesses produites par les francophones, à la faveur notamment d’une surexploitation du bilinguisme imposé, tant dans l’Etat fédéral qu’à Bruxelles.

    Ils montrent que la Wallonie et Bruxelles, ensemble, représentent un potentiel économique et d’emploi supérieur à celui de la Flandre, dont les faiblesses - économie dont le déclin est inéluctable, insuffisance de création d’emplois, vieillissement de la population, faiblesse du produit intérieur brut par habitant (inférieur à celui des francophones unis) - rendraient son autonomie périlleuse si elle ne pouvait plus profiter des ressources en emploi, en impôt des personnes physiques, en cotisations sociales que lui procure le système fédéral actuel.

    Ils préconisent donc une union sans faille de la Wallonie et de Bruxelles et, dans la perspective d’une pression insupportable de la Flandre vers le séparatisme ou le confédéralisme (solution la plus mauvaise à leurs yeux pour les francophones) la mise sur pied d’une fédération francophone de Belgique, respectueuse de l’autonomie de ses régions constitutives mais unies dans la gestion des matières fédérales et la maîtrise de tous les paramètres politiques, économiques, sociaux ou linguistiques dans le respect de la volonté des habitants (referendum d’autodétermination) et la libre disposition des richesses produites (perceptions de l’impôt des personnes physiques et des cotisations sociales au lieu de travail).

    Les auteurs veulent montrer que les Wallons et les Bruxellois, pour autant qu’ils soient unis et fermes ; n’ont rien à craindre d’un chantage de la Flandre au séparatisme car, dans ce cas de figure, c’est cette dernière qui serait perdante et non l’inverse.


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